Les épidémiologistes réclament un dépistage chez lhomme des infections à Chlamydiae

Sep 20, 2019 nejtztqx

first_imgLes épidémiologistes réclament un dépistage chez l’homme des infections à ChlamydiaePlusieurs épidémiologistes demandent à ce que le dépistage des infections à Chlamydiae soit effectué également chez les hommes, afin de réduire les risques de contamination de leurs partenaires féminines, alors que cette maladie sexuellement transmissible peut se traduire par une infertilité de la femme.Mardi 5 avril, le Bulletin épidémiologique hebdomadaire a publié une enquête dans laquelle ses auteurs expliquent : “Le dépistage des hommes permettrait de réduire la contamination de leurs partenaires féminines et donc des complications sur leur fertilité”. En cause, les infections sexuellement transmissibles dues aux bactéries Chlamydiae qui peuvent alors se traduire avec le temps par une infertilité touchant les trompes de l’appareil reproductif féminin, des grossesses extra-utérine, et des douleurs chroniques.À lire aussiDu beurre de cacahuète pour dépister la maladie d’Alzheimer ?Ce type d’infection passe souvent inaperçu tandis qu'”avec un dépistage précoce, elle peut être traitée en quelques jours par un traitement antibiotique efficace”, explique la co-auteur de l’étude, Véronique Goulet. Celle-ci précise à l’AFP que le dépistage des hommes “serait idéal, mais il faudrait déjà le proposer aux femmes à risques chez le généraliste et le gynécologue et pas seulement dans les centres spécialisés”.L’enquête qui a été effectuée a été baptisée “NatChla” et avait pour but d’estimer la fréquence de l’infection à Chlamydia trachomatis chez les hommes et femmes âgés de 18 à 44 ans, ainsi que les facteurs de risques liés à l’infection. La fréquence de l’infection sur la population serait la même en France que dans les autres pays développés, précise le Bulletin épidémiologique hebdomadaire. Concernant les 2.580 personnes qui ont été testées, la fréquence de l’infection est de 1,6% chez les femmes et 1,4% chez les hommes de 18 à 44 ans, mais elle est plus importante chez les 18-29 ans avec 2,5% des hommes touchés et 3,2% des femmes touchées. Les facteurs de risques identifiés pour la femme : avoir eu récemment un nouveau partenaire, avoir eu plus de deux partenaires dans l’année, avoir eu des partenaires du même sexe, résider en Île-de-France ou encore être non-diplômée.Le 6 avril 2011 à 18:43 • Emmanuel Perrinlast_img

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